lundi 1 novembre 2010

Enfin quelqu'un qui bouge son cu!

Voici quelqu’un qui essaie de faire de bonnes photos, sans tomber comme font plein d'autres dans un esthétisme flagrant qui se veut déchirant, mais qui au fait n'est qu'une tendance burgo-complaisante...

Voici l'une des photos de ce blog. Il est vrai que celle-ci présentée en dessous en est une exceptionnelle. Les autres sont plus chaudes, d'une chaleur presque nordique, accueillante... Pas toutes les photos sont bonnes mais quand-même on arrive à trouver dans quelques unes la candeur du petit déjeuné, ou la tiède chaleur des soleils d’hivers.
Travaille avec analogique, c'est bien; ne nettoie pas les photos avant de les scanner et ne reconstitue pas sa couleur originale, euh, pas si bien. De toutes façons, Chapeau!
Cette photo est vraiment superbe. Le blog est  http://romainlecam.blogspot.com

Du type Sally Mann...

Ce Blog est un peu (trop) stérile, bien qu'il y est deux photos qui pour l'instant méritent un regard. Voici l'une d'elles, et voici le blog: http://www.sachadumain.com/

dimanche 24 octobre 2010

What Keeps Mankind Alive, T.Waits, écrit par Weill et Brecht en 1928

You gentlemen who think you have a mission
To purge us of the seven deadly sins
Should first sort out the basic food position
Then start your preaching, that’s where it begins

You lot who preach restraint and watch your waist as well
Should learn, for once, the way the world is run
However much you twist or whatever lies that you tell
Food is the first thing, morals follow on

So first make sure that those who are now starving
Get proper helpings when we all start carving
What keeps mankind alive?

What keeps mankind alive?
The fact that millions are daily tortured
Stifled, punished, silenced and oppressed
Mankind can keep alive thanks to its brilliance
In keeping its humanity repressed
And for once you must try not to shriek the facts
Mankind is kept alive by bestial acts 

Rise and Fall of the city of Mahagonny

Il y a maintenant à Madrid pour la première fois une pièce d'opéra en anglais des années 30, dont la scénografie et de "la Fura dels Baus". Il s'agit d'une oeuvre merveilleuse sans doute.  Si je dois applaudir un rôle en particulier, c'est celui de Jane Henschel, qui fut d'un dégoût merveilleux... Bravo!
La Fura dels Baus

Directeur musical Pablo Heras-Casado
Directeurs de scene Alex Ollé, Carlus Padrissa (La Fura dels Baus)
Scénografe Alfons Flores
Figuriniste Lluc Castells
Lumières Urs Schönebaum
Directeur Adjoint Valentina Carrasco
Directeur du Choeur Andrés Máspero


Leocadia Begbick Jane Henschel
Fatty “the Bookkeeper” Donald Kaasch
Trinity Moses Willard White
Jenny Smith Measha Brueggergosman / Elzbieta Szmytka*
Jim MacIntyre Michael König / Christopher Ventris*
Jack O’Brien/Tobby Higgins John Easterlin
Bank-Account Bill Otto Katzameier
Alaska-Wolf Joe Steven Humes

Auteur Kurt Weill, Livret de Bertolt Brecht, traduit en anglais par Michael Feingold

jeudi 21 octobre 2010

Et pourquoi?



L'évolution, encore ce chapitre... Elle est pourtant si facile à comprendre ! Au moins la darwiniste, car l'autre, la déterministe, je dois surement être un sot, mais je ne comprends guère ce qu'elle tente de me faire comprendre.
Des mutations s’opèrent sur l'ADN, et petit à petit, grâce à l'isolement d'un groupe d'une espèce, cette espèce change pour s'adapter au mieux au milieu. L’individu le moins adapté ne survit pas, tandis que l'autre prospère. Ainsi, toute les caractéristiques d'un être vivant lui permettent de survivre au milieu et aux autres espèces, et sont fondées sur une base de survivance.
Mais cependant on se demande... et l’homme ? À quoi lui sert sa grande intelligence ? Est ce que les mathématiques lui aident à survivre au milieu aux autres espèces ? Surement, la sécurité technique vient directement du développement des Maths. Et l’économie ? À quoi bon ? je ne comprend pas... je réfléchis, je réfléchis, et tout d'un coup -boum!- je comprend, et c'est triste :
Tout ses petit détails entre les quels se trouve l’économie -mais aussi l’art !- ne nous servent pas à survivre à d'autres espèces ou à l'environnement, mais à survivre a nous mêmes. On se détruit entre nous, et pour survivre, il nous faut plus d'argent, plus et plus et plus ! Cependant pour l'Art, c'est différent, l'art nous sert bien sûr à survivre à nous mêmes, mais elle accomplit la fonction de premiers secours... ou peut-être de derniers !
N'est ce pas décevant?


jeudi 14 octobre 2010

Dès que l’on réfléchit à la question de ne rien être, on se rend compte qu’en suivant un raisonnement, nous sommes piégés par notre cheminement mental, que la voie du raisonnement est marquée très géométriquement par la logique. Ainsi après chaque raisonnement on est moins soi-même, car ce « je »libre de pensée existe chaque fois moins. Bernhard Groethuysen, dans écrit aussi une interprétation de l’univers kafkaïen sur le sujet : « Le raisonnement fait le raisonneur, et le raisonneur c’est vous ».Dès que l’on réfléchit à la question de ne rien être, on se rend compte qu’en suivant un raisonnement, nous sommes piégés par notre cheminement mental, que la voie du raisonnement est marquée très géométriquement par la logique. Ainsi après chaque raisonnement on est moins soi-même, car ce « je »libre de pensée existe chaque fois moins. Bernhard Groethuysen, dans écrit aussi une interprétation de l’univers kafkaïen sur le sujet : « Le raisonnement fait le raisonneur, et le raisonneur c’est vous ».
Francis Bacon,
Study for Portrait (Man in a Blue Box), 1949

  

samedi 9 octobre 2010

lundi 13 septembre 2010

Les Objectifs...

    







Commes nous des objectifs collatéraux de nous mêmes? Je n'en sais rien. Mais il est vrai que les choses qu'on fait sont liées à une situation, à une réalité autre que nous. Ce n'est que quand j'écris que je pense à moi, et c'est l'activité principale à laquelle je dédie ce petit temps. Le reste du jour, oui, bien sûr que je pense à moi, avec nostalgie, comme un être que j'aime bien, et que je regrette car je l'ai quitté tôt le matin en me réveillant. Et ce n'est que dans le métro que je me retrouve de temps en temps, sans me faire beaucoup attention, car j'ai une autre chose à faire qui est de ne pas manquer l’arrêt auquel je vais. Je suis un élément du décor, quelque chose qui va avec la situation. Quelque chose dont je ne peut me séparer quand je me trouve, et que je perds de vue dés que je m'oublie, je suis quelque chose d'occasionnel. Je suis quelque chose. C'est ça, quelque chose car je ne suis pas toujours conscient de moi-même, et je ne pense pas toujours à moi, qui est pour moi ce que j'entend par penser tout-court. Et donc je ne pense pas donc je n'existe plus. Mon Alzheimer me fait disparaître de moi même, de ma tête, et alors je me demande comment est-ce que tout à coup j'existe à nouveau, puis je disparais sans raison alors que j'avais du mal à m'oublier, puis... puis toujours le même cycle, et c'est le cycle des Buendía, et toujours en disant "bonjour" je pense au jour, ou peut-être même pas, et maintenant je vois que je ne pense plus à moi...
C'est désolant. Je suis une victime de ma propre tête.

Personne

Personne, du latin "persona": masque
Et maintenant, elle colle à notre peau, nous sommes un masque et le reste n'est rien car ça ne se voit pas.
Un jour, tout explosera.

samedi 11 septembre 2010

Et encore...





Et encore ce n'est pas fini.On est pas seulement seuls mais perdus dans un énorme puzzle de réalités discontinues. Ainsi il y a la réalité de l'heure du café, qui ne dure pas plus qu'un évènement qui n'appartienne pas à la suite logique qui devrait suivre ce moment arrive, et on ne peut pas contrôler les réalités qui passent les unes après les autres, qui nous filent entre les mains, et qui nous mêmes détruisons en regrettant celle qui vient de passer. C'est comme ça qu'on gaspille notre temps, en regrettant des moments passés, alors que pour cela il existe l'heure du café, l'heure du empty bed blues,l'heure de la peur à vieillir, de la solitude, l'heure du cafard infini de la vie.
On vit dans des réalités qui passent, se poussent les unes aux autres, se succèdent comme le soleil qui pousse la lune qui l'a poussé auparavant, et nous, moi, quelqu'un, tous, sommes sur la lune, alors qu'on est en plein midi.
Nous sommes peut-être sur la lune d'hier, sur celle de demain, celle d'y à un an ou celle qui jamais n'existera, mais nous sommes ailleurs, nous sommes seuls, nous sommes perdus, nous sommes las. las de vivre, et alors on dort, on dort d'un trait trois mois, jusqu'à ce qu'un jour on s'endorme pour de vrais, et on s'endorme trop longtemps.

Rayuela, Cortazar





jeudi 9 septembre 2010

Seuls?

31/08/10
On est seul. On est seuls, si l'on est plusieurs à être ensemble. On croit partager quelque chose, une réalité, un moment qui pour tous est le même, mais ça ne l'est pas. Et pourquoi? Car chacun vit sa propre réalité, qui est différente à toute autre qui puisse exister. Et encore, pourquoi? Car la réalité n'est pas démontrable. 
Je vais le prouver: 
Chacun peut dire ce qu'il voit, mais il ne sait pas, et ne peut savoir, ce que l'autre voit. Jusqu'ici, on pourrait se dire qu'on partage des point de vue différents sur une même réalité. Mais voilà ce qui m'est arrivé l'autre jour: M. Lestra, le professeur d'SVT, nous demanda de prendre le livre et de l'ouvrir à la page 232, dans laquelle on trouverait une carte de la topographie marine de la zone de subduction Japonaise, et un de la zone Andine. Nous, bons élèves qui partageons le livre "pour ne pas nous accabler de poids", prîmes prestement le livre, et je me pressait de l'ouvrir à la bonne page. Nous voici sur la bonne page. "Ah, voila la carte" j'ai déclaré, je ne sais d'ailleurs pourquoi, car ceci était bien évident aux yeux de tout le monde, ou c'est du moins ce que je croyait, car, après que j'eusse déclaré cette évidence, mon camarade répondit "Non":  Je me suis bloqué, congelé. Je n'avais pas de réponse. Certes, je pouvais lui avoir montré la carte du doigt et lui dire "Si" avec un ton d'autosuffisance, mais sur le coup je me suis rendu compte que la seule chose que je ferrais dans ce cas serait de lui répéter ma première affirmation. Je ne pouvait pas lui démontrer qu'il était là. Chacun peut dire ce qu'il voit, mais il ne sait pas, et ne peut savoir, ce que l'autre voit, et si l'autre ne le voit pas, alors pour lui, ceci n'existe pas. 
Bien sur mon camarade repéra la carte rapidement, car ni lui était aveugle, ni moi j'avais des hallucinations. Mais passons l'anecdote au plan mental. Ni les relations, ni les sentiment ni rien de rien ne peut être réellement démontrable. les choses tangibles...parce-quelles sont essence d'elles mêmes, on arrive à un consensus. Le reste, oubliez de le partagez, car vous ne partagerez pas ce que vous voulez, mais ce que l'autre verra, qui ne serra pas ce que vous sentez. Vous êtes seul dans votre réalité, on est seuls dans nos propres réalités, on est seul dans sa propre réalité.



dimanche 5 septembre 2010

Alzeimer d'âme

Et tout d'un coup je comprends qu'il est très difficile de passer le seuil du vide. On vague dans un espace rempli de choses qui existent mais qui ne vont pas plus loin que ça. On a l'habitude de penser avec la tête, avec le cerveau, mais au fait, ce n'est qu'un morceau de matière. 
Il est plus facile de parler de choses qui nous sont étrangères car comme ça on peut s'absenter mentalement. On parle de choses qui ne nous touchent pas car comme ça... comme ça je ne sais pas. Simplement je constate que la plus grande partie des conversations que je tiens ne nous amènent a rien. On ne partage pas. On traite des sujets qui sont avant le seuil de nos âmes. On est enchainé par les faits, les constatations, les raisonnement raisonnables...C'est désolant. 

Il faut passer le seuil. Moi des fois je le fais, mais quand tout à coup je m'aperçois que je suis encore hors de moi, de mon intérieur, et je pense avec la tête, je me retrouve comme ces vieux souffrant Alzheimer, qui tout à coup se rendent compte qu'ils se sont perdu dans la campagne, et qui leur est complètement étrangère, et alors, et alors ils pleurent...
"et maintenat , bon Dieu, tu vas bien rigoler,
Et maintenat, je vais pleurer"
Portrait de Louise Bourgeois, fait par Annie Leibovitz

mercredi 1 septembre 2010

mardi 31 août 2010

Jim Jarmush, "permanent vacation"



Synopsis:
Aloysious Parker erre dans les rues de New-York durant deux jours et demi. Jeune vagabond sans attache et livré à lui-même, il croise différents personnages singuliers.(source: Wikipedia)





samedi 28 août 2010

Hier soir


Je rentrais trois heures après être déjà passé par ce guichet là. Et voila qu’on le tient encore, attaché à cette laisse qui est en tension, sans aucune autre raison, que de retenir ce corps qui s’endort, aplati sur l’immensité du sol, du hall d’agglomérat poli.
Il a sa gueule dans une muselière, je ne comprends pas. Il est seulement là, assis ou couché, regardant passer pendant tant de temps tant de tas de gens en troupeau, qu’on ne pense pas qu’il puisse bouger.
Ce sont peut-être ses longues pattes, qui donnent l’impression de s’enraciner sur le sol, lisse et sans aucun relief sauf celui de son corps.
Ce sont peut-être ses yeux toujours fatigués, son regard toujours rasant, ses paupières toujours baissées, qui donnent l’impression de sagesse, d’avoir tout vu, et de s’ennuyer.
Que ce spectacle est pathétique ! Il fait pitié, ce pauvre chien qui a à supporter la tension de la laisse, la lumière des néons, les commentaires cons, des maîtres inutiles, qui ne servent à rien, tellement ils sont gros et courbés par le poids de leur propre corps d’être là enterrés.
Mord !

mercredi 25 août 2010

Le Vide

Le vide existe s’il contraste avec la concrétion du plein.Le vide est un espace débarrassé de toute présence matérielle, mais un espace est délimité par le plein et la réalité de ses limites.
Une chambre est vide quand il n’y a rien en son intérieur, et cependant une chambre vide ne l’est que quand l’espace du non-être est délimité par le plein des murs.
Sans murs il n’y a pas d’espace ; sans espace il n’y a pas de vide. Pas de vide sans plein et à l’inverse pas de plein sans vide.
L’Univers, même infini, est aussi délimité par le matériel. Les planètes et corps célestes sont des enclaves à l’intérieur de lui et par conséquent les « frontières » du vide infini mais restreint.
On dit que la matière est constituée quatre-vingt-virgule-neuf-pourcent de rien. Cela me fait sentir plein, concret, complet, total, et saturé de vie ; j’ai le néant en mon intérieur.
Le vide, ce n’est qu’un schème. Le « vide absolu » est un concept autodestructif.


Malevitch, "Carré noir sur fond blanc", 1915

Un de ces jours...

Il s'agit bien d'un de ces jours où les coeurs se serrent et notre regard mue de couleur pour prendre un ton mélancolique qui cache notre amertume, déguisement de nos méchants esprits qui cependant voient la lumière grise du jour et sortent par la dilatation de l'iris, humide et nuageux.

Sally Mann "The deep South", 1998

La religion, le dernier des cosmétiques.

La religion est sans doute le meilleur des cosmétiques. Quelques maintes oraisons suffiront pour effacer les imperfections de l'âme, mais surtout celles de la peau. Appliquez vous en tous les dimanches matin sur la conscience et vous verrez, non pas votre faciale rajeunir, mais tout de même prendre l'air de l'immortalité!
Savourez la foi en votre vie interminable! Imaginez l'odeur de l'éternité!
Ne vous inquiétez plus des tâches de sagesse qui sur votre peau apparaissent, ni de la souffrance de se reconnaître dans un miroir à travers le temps. Oublions que nous ne sommes que des fils de conséquences, que nous sommes prisonniers du raisonnement.


Sally Mann, "What remains"